Hello 2018

En 2018, je change de dizaine. Mais je ne suis pas la seule, mon chat aussi (et ça me console).

Trente ans, c’est une étape. Quand on la franchit (ou quand on est, comme moi, sur le point de la franchir), on a envie d’appuyer sur le bouton « pause », de regarder en arrière, de se demander : « est-ce que je suis bien là où je suis sensée être ? ».

tictac

Mais il n’y a pas que le coup de vieux que je vais prendre cette année qui me donne envie de faire le point : l’arrivée de bébé il y a 19 mois et le tsunami que cette petite personne a engendré y ont contribué, et pas qu’un peu. Mon emploi du temps, mes petites habitudes, mes priorités ont été chamboulés. Ma vie toute entière et mes certitudes sont passées au rouleau-compresseur jusqu’à ce qu’il ne me reste qu’un seul but : prendre soin de ma progéniture. Brisée par la fatigue et la responsabilité d’un mini-humain, et voyant l’anniversaire fatidique approcher, j’ai appuyé sur « pause » et j’ai regardé dans le rétroviseur. J’ai posé la fameuse question.

Est-ce que je suis au bon endroit ?

Pour avoir la réponse il faut se remémorer ses rêves d’adolescence, les objectifs et les ambitions qu’on s’était donnés quand la question était « qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie ? »

Ma vie familiale se situe bien au-delà de mes espérances d’ado.

Pour le reste, je rêvais de dessiner. Quoi exactement, je n’en savais rien à l’époque. Alors quand je mesure l’écart avec ma vie actuelle, on peut appeler ça un gouffre. Je n’ai plus griffonné quoique ce soit qui ressemble à un dessin depuis que j’ai commencé à travailler. Je suis à l’opposé de ce que je voulais être, et j’ai une sensibilité artistique qui est chaque jour un peu plus étouffée faute de pouvoir s’exprimer [spoiler : c’est pas bon du tout pour ma santé mentale !].

Ce constat m’a tout d’abord bien déprimée. Et puis je me suis souvenue du plan très terre à terre que mon moi étudiante avait mis au point pour accéder à ses rêves d’adolescente. J’avais prévu de devenir prof pour ensuite consacrer mon temps libre au dessin. Et à y réfléchir, c’était loin d’être bête. J’ai besoin de m’exprimer, oui, mais j’ai aussi besoin d’une sécurité financière qui n’existe pas dans les métiers créatifs. Rares sont ceux qui « vivent de leur art », et dans ce milieu le talent ne suffit pas. C’est pour ça que, réaliste, j’avais mis mes rêves de côté… avec l’objectif de les retrouver plus tard. Je n’avais pas pensé que le métier que j’avais choisi serait si chronophage. Je n’avais pas pensé que le peu de temps qui me resterait serait consacré à mon rôle de mère. Mais comment la petite étudiante que j’étais pouvais prévoir tout ça ? Je lui suis déjà reconnaissante d’avoir esquissé une solution.

hello2018

A l’aube de 2018 il est temps de prendre de bonnes résolutions. Ce blog est une page blanche. « Sale môme », c’est un jeu de mot à propos de mon nom de famille qui date de la cour de récréation.

Mon métier, il me plaît malgré tout, il m’a fait entrer dans l’univers de la littérature jeunesse, et m’a donné l’envie d’écrire à mon tour, un jour, une belle histoire à illustrer moi-même. C’est un métier passionnant, souvent trop prenant, mais un métier important grâce auquel je me sens utile.

Ma maternité a donné du sens (à tout). Même si je me consacre tellement à l’éducation de ma fille, que j’ai tendance à m’oublier. Ma fille est mon rayon de soleil quotidien et restera malgré tout ma priorité absolue. J’ai pu réaliser moi-même son faire-part de naissance, et j’ai adoré l’imaginer, le concevoir, le tenir entre mes mains une fois terminé. Il était vraiment chouette et m’a donné envie de continuer à créer de jolies cartes.

Mais avant cela il faudra travailler : la main s’est engourdie et la technique s’est perdue. Si mon œil reste averti, il me faudra m’entraîner pour parvenir à réaliser quelque chose que la perfectionniste que je suis trouve potable… J’ai croisé tant de gens inspirés et inspirants ces dernières années, qui sont des volcans de créativité, des auto-entrepreneurs passionnés et dynamiques, si bien qu’ils m’ont donné l’impression d’être moi-même en hibernation. Alors il est temps de se réveiller.

Je n’espère même pas voir un jour un de mes livres publié. J’espère juste en écrire au moins un, et continuer à imaginer et à dessiner de jolies cartes. Voilà ce que tu peux me souhaiter, 2018.

Sur ce blog, la sale môme que je suis partagera donc des illustrations en tout genre, quelques jolies cartes, et pourquoi pas un ou deux billets doux sur l’éducation et la parentalité.

Bonne année,

Violaine

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2 réflexions sur “Hello 2018

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